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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 14:21

Le projet de Geneviève Fioraso d'introduire progressivement des enseignements dans des langues étrangères doit être retiré. Des organisations syndicales et associations appellent à manifester demain mercredi à partir de 14h à Paris, du Panthéon à l'Assemblée Nationale.

Le projet de Geneviève Fioraso d'introduire progressivement des enseignements dans des langues étrangères (en clair, en anglais) au détriment du français n'est qu'une expression de la marchandisation générale de l'éducation et de la recherche que comporte ce projet de loi. Dans un article intitulé « Cours en anglais, une humiliation pour l'enseignement français ? », Melty Campus évoque une prétendue nécessite de pouvoir « attirer plus d'étudiants étrangers ». Mais dans l'actuelle situation économique, les étudiants français bénéficient-ils d'un accès suffisant à nos universités ? Et pour quelle raison des étudiants étrangers ne pourraient-ils pas apprendre le français ? France 24 emploie le titre « Cours d'anglais à l'université: le débat est passionné », soulignant que « l'Académie française a aussi demandé de retirer ce projet ».

Mais qu'en est-il des autres aspects de la loi ? Et pour quelle raison le gouvernement a-t-il choisi la procédure accélérée pour l'examen parlementaire de ce projet ? En réalité, c’est le pouvoir économique qui impose la marginalisation progressive du français, comme jadis pour l’occitan, le breton... Le système mis en place par la grande finance internationale a conduit à des cascades de privatisations et de délocalisations, produisant entre autres un prétendu « endettement » des Etats dans les pays ex-riches. A présent, les gouvernements de ces pays vendent les meubles. Pas seulement en ce qui concerne l'usage de la langue française, mais globalement pour l'essence même de l'éducation et la recherche publiques qu'il s'agit de privatiser progressivement et dont les personnels se heurtent à une précarité croissante.

Tel est le véritable danger, qui dépasse de loin la question du statut du français. C'est pourquoi il est indispensable que le projet de loi de Généviève Fioraso soit globalement retiré.

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Published by voixLibreDraveil - dans Ecole
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