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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:00

manif sant-ballonLa lourde restructuration de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a élargi les responsabilités de ses directeurs. Mais, faute de moyens, ils ne peuvent en réalité pas faire grand-chose, à part réduire les dépenses… La casse de l’hôpital public est en marche… sauf si on la stoppe en 2012!

Pouvoirs renforcés, responsabilités supplémentaires, autonomie accrue… En imposant une gouvernance commune aux hôpitaux d’un même territoire de santé avec de nouveaux “groupes hospitaliers”, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a promu une poignée de directeurs opérationnels et élargi sensiblement leur champ d’intervention, plaçant  ces “superdirecteurs” en première ligne pour porter la « restructuration » de l’institution. Mais pour quelques promus aujourd’hui au front, combien de cadres désabusés ?  « Cette réforme est déstabilisante pour les cadres supérieurs », relève l’Association des directeurs. Beaucoup semblent attendre la première occasion pour chercher un poste ailleurs.

Programmé dans le plan stratégique 2010-2014 de l’Assistance publique, le rassemblement des 37 hôpitaux publics franciliens en 12 groupes hospitaliers est effectif depuis janvier 2011. L’objectif de ces groupes est d’instaurer une gouvernance commune à plusieurs établissements géographiquement proches pour proposer des filières de soins complètes et mutualiser les activités administratives et logistiques. Une réforme qui devrait, à terme selon le Ministère,, « réduire l’abyssal déficit de l’AP-HP de 123 millions d’euros ».

Mais cette réforme est minée par l’agression dont sont victimes les hôpitaux : faute de moyens, les directeurs ne peuvent rien faire. Un constat partagé par les organisations syndicales. « Les responsables de groupement hospitalier participent certes à la stratégie de l’offre de santé à l’échelle de leur territoire, mais ne disposent d’aucune marge de manœuvre par manque de ressources financières », explique Marie-Christine Fararik, secrétaire générale de SUD Santé. « Les directeurs de groupe n’ont pas d’autre pouvoir que celui de traquer les économies », ajoute Daniel Dutheil, responsable de FO. « Ils ne font que mettre en exécution la stratégie du siège, insiste Rose-May Rousseau-Saxemard, secrétaire générale de la CGT. La direction centrale dirige et décide. Les superdirecteurs ne seraient que les bras armés de la direction centrale ».

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Published by voixLibreDraveil
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