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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:41

Le vote blanc sera-t-il reconnu, dès les scrutins de l'an prochain, comme une expression politique à part entière ou restera-t-il confondu avec les votes nuls? Les députés débattront jeudi de cette question, au coeur d'une proposition de loi de l'UDI.

L'Assemblée nationale doit de nouveau se prononcer sur ce texte, qu'elle avait adopté il y a un an et que le Sénat a voté en février en des termes légèrement différents.

A l'initiative du PS, et à la fureur de l'UDI et de son président, Jean-Louis Borloo, les députés, en commission la semaine dernière, ont repoussé l'entrée en vigueur de la mesure au 1er avril: si ce report est confirmé jeudi en séance, et même si Assemblée et Sénat arrivent ensuite à se mettre d'accord à temps sur un texte commun, le vote blanc ne sera pas reconnu pour les municipales de mars, mais seulement pour les européennes de mai.

Au second tour de l'élection présidentielle de 2012, 2,15 millions d'électeurs, soit 5,8% des votants, ont voté blanc ou nul. Ce chiffre élevé, dû en partie à des partisans de Marine Le Pen, a presque égalé le record de 1969 (6,4%) lorsque les communistes avaient refusé de choisir entre le centriste Alain Poher et le gaulliste Georges Pompidou.

Mais ces chiffres ne permettent pas de faire le tri entre des électeurs se trompant ou tournant en dérision l'élection, par exemple en raturant leurs bulletins - les votes nuls - et ceux qui, tout en jouant le jeu de la démocratie, veulent signifier qu'ils ne se reconnaissent en aucun des candidats - les votes blancs.

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Published by voixLibreDraveil - dans Actualité
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