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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 00:17

Sollicité par tous les médias depuis 4 jours, je me suis efforcé de répondre au mieux en dissociant l’affaire judiciaire de la réalité politique en France et à Draveil. Je livre aux lecteurs de ce blog une analyse qui tente de dépasser la noria médiatique pour se recentrer sur le fond politique.

Doit-on se réjouir de ce qui se passe à Draveil ?

-Pour le respect des individus d’abord : au delà de  la véracité des faits que la justice devra établir au plus vite, on a plutôt tendance soit à minimiser la possible agression (cf les témoignages complaisants recueillis sur le marché de Draveil par les télés), soit à condamner l’accusé sans attendre le procès comme le fait le Front national par la voix de sa présidente, comme le fait aussi la conseillère de droite Modem qui lui emboîte le pas sans sourciller, comme l’ont fait aussi les deux ex-dirigeants socialistes de Draveil, fossoyeurs de la gauche localement et pour l'un aujourd’hui, prétendument élu Vert ( qu’attend l’actuel élu Vert de Draveil pour démentir ?)

-Pour la fonction publique et les retraites ? M. Tron a appliqué avec un zèle sans égal la politique de casse des retraites et de la fonction publique au  niveau national, mais aussi à Draveil où il réduit les services en mairie, laisse l’hôpital Dupuytren perdre 240 lits après avoir prétendu les défendre, pourfend l’Education nationale avec des répercussions dans les collèges de Draveil cette année et encore plus à la rentrée, laisse enfin se dégrader la Poste, la Sécu, les transports publics… Avec sa démission, c’est le ministre Baroin qui reprend ses dossiers : le résultat sera, n’en doutons point, à la même hauteur de casse des acquits de la Libération !

-Pour la mairie et la ville de Draveil enfin : s’il est coupable, je demanderai sa démission immédiate comme maire de la ville ; mais son remplacement s’effectuera au sein de la même majorité UMP, et celui ou celle qui le remplacer appliquera la même politique avec en plus (ou en moins) une moindre maîtrise des dossiers que M. Tron gère sans partage.

Quant à la situation politique locale, les dernières cantonales ont montré l’émergence d’une droite dissidente revancharde mâtinée d’extrême-droite masquée, sans oublier l’essor d’un vote Front national aujourd’hui résolument ancré à droite, face à une gauche affaiblie par l’irresponsabilité du Ps (qui « parachute » un candidat malheureux aujourd’hui reparti dans ses foyers) et des Verts-EE dont le candidat, personnalité locale certes reconnue, n’a jamais donné le moindre signe en 30  ans de sa volonté de rassembler la gauche draveilloise. Résultat : face à une droite UMP arrogante, une droite radicale montante et une droite extrême puante; autant dire qu’il ne faut surtout… rien choisir !

Seule une gauche rassemblée peut gagner cette ville,  et la circonscription dès 2012. J’ai tenté ce défi en 2008, avec un résultat historique (13, 7 % pour ma seule liste après le refus de Ps et des Verts de s’unir). J’ai présenté -sans succès- ma candidature cette année : les Draveillois se sont abstenus ou dispersés ; la nouvelle droite extrême de Draveil en retire l’espoir de gagner en 2012 et 2014.

Je compte sur tous les Draveillois pour leur faire barrage comme pour mettre fin au règne UMP à Draveil : nos pouvons gagner si nous dépassons les clivages. La prochaine offre politique de la gauche devra rassembler celles et ceux qui veulent mettre fin à la droite UMp de Sarkozy-Fillon. Le maire de Draveil disparait de la scène nationale : il faut battre son clan politique dès l’année prochaine. Nous le pouvons.

JPB 2008

Jean-Pascal BONSIGNORE, conseiller municipal

jpbonsignore@voila.fr; 06 87 21 97 59

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir mes interventions dans les médias:

- interview France-info par Cécilia Arbona: reportageFrance-Info

- article sur l'express.fr: articleL’Express.fr

- reportage à France3-IDF -choisir 19/20 dimanche 29 mai: soir3idf29mai

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Published by voixLibreDraveil - dans Edito
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commentaires

A. Jarry 03/06/2011 23:01



J’ai entendu les propos de Denise DE YOUNGMEISTER interviewée à la TV. Quel monument d’hypocrisie! Elle découvrait avec étonnement les rumeurs concernant les pratiques douteuses de son chef de
file!


C’est insupportable! Nous subissons depuis trop longtemps les décisions qui sont le fait du Prince ou de ses favori(te)s.


Pour que la Gauche puisse un jour gagner à Draveil, il faut qu’elle soit juste et courageuse et n’hésite pas à se révolter.



Macé 30/05/2011 09:19



LA MALEDICTION DE VILLIERS


Avec le passage-éclair de son maire au gouvernement de la France, la commune de Draveil frappe une nouvelle fois à la porte de
l’histoire. Rappelons que, voici quelques mois, Françoise d’Origny, fille du dernier châtelain de Villiers, a publié un roman historique intitulé Les Maisons
dangereuses, dont la majeure partie de l’intrigue se déroule au château de Villiers. Le titre de ce roman, dont on reparlera certainement lors du Salon du Premier Roman
2011, semble particulièrement bien choisi.


La fonction de maire de Draveil semble un poste à risque. En 1812, le maire de Draveil fut destitué et condamné à un
mois de prison pour infraction au Code Napoléon car il avait célébré, malgré l’interdiction de Napoléon 1er, le mariage du général de Montholon, ami des châtelains de Villiers,
avec une jeune femme à la réputation douteuse. Ce maire, un brave paysan qui avait été soudoyé, se nommait Louis BEAUPIED : cela ne s’invente pas !


En 1935, Draveil se dota d’une municipalité de Front populaire, dirigée par le postier communiste Léon Bru, lequel fut destitué en
1940. Son comportement durant l’Occupation  ayant paru trouble, il fut fusillé au cimetière du centre le 30 août 1944, après tenue au
château de Villiers d’un pseudo-conseil de guerre par des résistants d’extrême droite et socialistes.


 


Une nouvelle affaire, peu agréable pour la commune, surgit quelques années après l’installation de la mairie en ce lieu maléfique.
Gardons néanmoins notre calme, comme nous y invite Jean-Pascal, et attendons sereinement la suite des événements.


Jacques Macé